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Le succès des horloges de Forêt-Noire : 

elles étaient bon marché. « Dans la première moitié du 19ème siècle, une horloge sur trois dans le monde provenait de Forêt-Noire », explique Johannes Graf, collaborateur scientifique au Musée allemand de l’Horlogerie de Furtwangen. Les zones d’exportation étaient, à côté de l’Angleterre et de la France, l’Amérique et la Russie.

Les débuts de la production d’horloges en Forêt-Noire datent sans doute de la seconde moitié du 17ème siècle. « Dès le milieu du 18ème siècle, des sociétés commerciales efficaces s’étaient constituées, qui diffusaient alors les horloges dans le monde entier », affirme Graf. Des entrepôts situés à Triberg, Furtwangen, Neustadt et Lenzkirch part chaque semaine, au 19ème siècle, une voiture chargée d’horloges pour Strasbourg, d’où la société d’expédition J.M.Widt expédie les horloges dans (presque) tous les pays du monde.

Là les marchands d’horloges de Forêt-Noire se déplacent à pied. Le succès des horloges de Forêt-Noire tient à leur prix modique. Elles étaient faites en bois car la fabrication d’horloges en métal était un privilège des corporations. De plus, on avait misé dans les ateliers d’horlogerie, entre Triberg en moyenne Forêt-Noire et Lenzkirch au sud de la Forêt-Noire, sur un partage du travail et un système d’expédition très efficace car des routes spéciales existaient déjà en raison de l’ancienne industrie de la verrerie.

L’Angleterre est le principal marché, au milieu du 19ème siècle vivent à Londres plus de 200 marchands d’horloges de Forêt-Noire. Quand les affaires marchent bien, de nombreux marchands ouvrent des magasins d’horlogerie à l’étranger. Andreas Schwär p. ex., originaire de Schönbachhof à St Peter, possède un grand magasin d’horloges dans l’East Street à Londres, les Kleyser de Rötenbach dirigent un magasin installé dans l’High Street.

Schwarzwaldmuseum in Triberg

Le coucou dans tous ses états : plus de 1000 coucous et tout savoir sur le coucou au Musée allemand de l’Horlogerie

Musée allemand de l’Horlogerie
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En 1840, il y avait 1000 horlogers en Forêt-Noire

Les premières horloges en bois de Forêt-Noire ont vu le jour  dans la seconde moitié du 17ème siècle. Vers 1840 il y avait en Forêt-Noire, entre St Georgen et Lenzkirch env. 1000 ateliers d’horlogerie employant quelque 5000 personnes.  Environ 600.000 horloges en bois étaient produites chaque année. En 1850 fut ouverte à Furtwangen la première école d’horlogers destinée à améliorer la formation des apprentis. Après 1850 apparurent les premières fabriques d’horloges. Au milieu du 19ème siècle, on aboutit alors à une surproduction qui entraîna une chute des prix. Au début du 20ème siècle, Junghans était à Schramberg la plus importante fabrique d’horloges au monde. Mais dans les dernières décennies du 20ème siècle, la plupart des fabriques d’horloges de Forêt-Noire furent contraintes de fermer. La production fut délocalisée en Extrême Orient. Actuellement, la production d’horloges en Forêt-Noire est spécialisée dans des niches de production : à côté des coucous mondialement connus sous toutes leurs variantes, il s’agit de montres, d’horloges de parquet et de montres bijoux.

Le Musée de l‘Horlogerie de Furtwangen héberge un hôte particulier : un imposant coucou fait entendre les quarts d’heure dans le musée. Comme pour tous les coucous, on peut faire confiance à son sens du temps et attendre qu’il se manifeste. On ne sait pas encore s’il sera le plus grand coucou du monde, mais on a le droit de se mettre tout près pour le regarder et prendre des photos !

Nos astuces 

Concernant le coucou

Vous souhaitez en savoir un peu plus encore sur le coucou ? Nous avons réuni pour vous les meilleures astuces vous permettant de mieux connaître ce symbole de la Forêt-Noire.